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25 ans de sa mort. Quand Gainsbourg défendait les filles à Dinard...

Publiée le 04/03/2016

 Le 2 mars 1991 disparaissait  l'immense Serge Gainsbourg. À la fin  des années trente, celui qu'on  appelait « Lulu » Ginzburg, passait  tous ses étés à Dinard.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a quelques années, la Dinardaise André Audrin nous racontait un épisode inédit de la vie de Serge Gainsbourg : son enfance à Dinard. Quand l’immense artiste n’était encore qu’un simple gamin, un garçon fluet d’une dizaine d’années. Pour Andrée, c’était aussi un compagnon de jeu sur la plage de l’Écluse « quon appelait Lulu ».

Trois étés inoubliables…

« Son papa était pianiste et jouait souvent dans des casinos et des cabarets. Il sétait fait embaucher au Balnéum à Dinard et y a travaillé trois étés de suite à partir de 1938 ». À chaque saison, Joseph Ginzburg descend avec femme et enfants à Dinard. La famille pose ses valises dans une modeste maison de la rue de la Vallée, au 1er étage du n°40, propriété de la famille Campbell.

Andrée Audrin, dont le père était croupier au Balnéum, copine avec Jacqueline, l’aînée des Ginzburg. Tous les jours, les deux ados se retrouvent plage de l’Écluse. Lulu, le petit frangin, n’est jamais bien loin. « Quand on se baignait, il était toujours là pour nous protéger des autres garçons qui nous embêtaient, nous avait confié Jacqueline. Lulu était charmant. Cétait un garçon sensible, attentionné et proche des filles ». Déjà…

… Avant l’étoile jaune

Cette époque bénie sera brisée par la Seconde guerre mondiale. La famille Ginzburg quittera définitivement Dinard après l’été 1940. « Lulu et ses soeurs avaient pourtant fait leur rentrée des classes à la villa Nahan (aujourdhui disparue) qui avait été spécialement aménagée pour accueillir tous les enfants des Parisiens venus se réfugier sur la Côte d’Emeraude ». Mais à l’automne, les Ginzburg doivent fuir Dinard pour se réfugier à Limoges où ils resteront planqués jusqu’à la fin de la guerre. Là-bas, Lulu, le petit garçon juif, portera l’infamante étoile jaune qu’il rebaptisera plus tard «létoile de shérif » dans l’une de ses chansons. « Je ne lai plus jamais revu ensuite, regrettera Andrée. Jai seulement recroisé sa maman, Olia, à Dinard, en 1948. Elle était triste car son mari venait de mettre Lulu à la porte ».

Quelques années plus tard, Lucien Ginzburg se fera connaître sous le nom de Serge Gainsbourg. Son ancienne camarade de jeu sera agréablement surprise de l’entendre sur les ondes. « Si on met de côté le titre choquant Lemon Incest quil a interprété avec sa fille Charlotte, jai retrouvé dans beaucoup de ses chansons la tendresse quil portait en lui gamin… »

 

Le pays Malouin (édition du 02/03/2016)